Ottawa Depuis toujours, le hockey est le sport national du Canada. Ce sport pratiqué par des millions de Canadiens comporte de belles facettes, mais aussi de moins belles. Aspirants à devenir de futures vedettes dans la Ligue nationale de hockey, les jeunes hockeyeurs prennent exemple sur leurs héros. Toutefois, cela n’est pas toujours une bonne chose en raison des nombreux cas vicieux rapportés depuis les dernières années dans la LNH.
Cette situation est inacceptable dans la nouvelle réalité de la Ligue nationale. Avant, les hockeyeurs chaussaient leurs patins seulement trois semaines avant le début de la pré-saison. Aujourd’hui, tout au long de la période estivale, les professionnels s’entraînent avec acharnement afin d’augmenter leur masse musculaire. Étant donc plus massifs, les coups assénés sont plus violents. Combien de fois avons-nous vu des joueurs étendus inconscients sur la glace? Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Il suffit de penser aux Patrice Bergeron, Steve Moore, Simon Gagné, Brandon Sutter et Eric Cole.
Le cas de Steve Moore
Le 8 mars 2004, lors du match opposant les Avalanches du Colorado et les Canucks de Vancouver, un grave accident est survenu. Le joueur des Canucks, Todd Bertuzzi, a administré un violent coup à la tête de Steve Moore. Ce dernier s’est littéralement effondré sur la patinoire. Ce coup lui a causé une fracture du nez et de trois vertèbres au niveau de la nuque. Pour ce geste, Bertuzzi a été suspendu pour le reste de la saison et pour les séries éliminatoires. De plus, l’équipe a eu une amende de 250 000$.
Suite à cette attaque sournoise, le joueur des Avalanches a dû mettre fin à sa carrière professionnelle. Il a ensuite intenté des poursuites judiciaires à l’endroit de Todd Bertuzzi, l’accusant d’assaut causant des lésions corporelles.
Le cas de Patrice Bergeron
Le 27 octobre 2007, alors que les Bruins de Boston affrontaient les Flyers de Philadelphie, Patrice Bergeron a été victime d’une solide mise en échec par derrière. Randy Jones, l’attaquant des Flyers, a mis K.O le jeune joueur Québécois. Il a subi une fracture du nez en plus d’une commotion cérébrale. Patrice Bergeron a dû rater le reste de la saison alors que Randy Jones n’a écopé que de deux matchs de suspension. Ce n’était pas le premier incident impliquant les Flyers puisque Steve Downie et Jessie Boulerice avaient auparavant été suspendus respectivement 20 et 25 parties.
Le cas de Brandon Sutter
Plus récemment, soit le 25 octobre 2008, les Islanders de New York accueillaient les Hurricanes de la Caroline. Au milieu de la troisième période, Brandon Sutter a reçu une violente mise en échec de la part du vétéran Doug Weight. Le joueur de la Caroline a subi une commotion cérébrale. Weight n’a reçu aucune sanction de la part de la Ligue. Colin Campbell a expliqué sa décision en soulignant que Sutter aurait dû se protéger davantage.
D'autres exemples
Bien que la réglementation de la LNH ait été modifiée à maintes reprises, il persiste des problèmes d’application. Il y a notamment un manque flagrant de constance dans les sanctions imposées. Le même geste peut être puni différemment selon l’interprétation que fait le préfet de discipline.
Le problème majeur au sujet des suspensions c'est l'absence d'un barème. Les sanctions ne devraient pas être imposées selon la simple interprétation du geste, mais bien par une réglementation stricte et précise. Ainsi, il n'y aurait plus d'irrégularités et d'injustices.
Colin Campbell s'en mêle
Cette saison, Colin Campbell a clairement pris position sur la question des coups à la tête. Il a envoyé une missive à toutes les équipes de Ligue pour les mettre en garde contre ce genre de coups. Il a spécifié qu'il ne s'agit que de prévention et que par conséquent, la Ligue n’augmentera le nombre de sanctions. Ce geste a été bien accueilli auprès des entraîneurs, entre autre par l’instructeur-chef du Canadien de Montréal, Guy Carbonneau.
« Je pense que la Ligue a réagi parce que les coups à la tête continue malgré les mises en garde répétées. On l’a affichée dans le vestiaire, mais je ne suis pas certain que toutes les équipes l’aient fait, car les Blues ont distribué des coups à la tête dimanche. », a fait remarquer Guy Carbonneau.
L'ex-entraîneur de la Caroline, Peter Laviolette, a aussi émis son opinion face à cette initiative.
« Ces coups à la tête n'ont pas leur place dans le hockey. Les joueurs se font sérieusement blesser », a déclaré l'entraîneur au News & Observer.
La solution
Bref, le problème n'est pas encore réglé, mais on peut percevoir que la Ligue nationale de hockey tente de remédier à la situation. À l'aide de la prévention, les joueurs sont dorénavant plus conscientisés. Dans la plupart des cas, ils émettent des excuses publiques et ils réévaluent leur manière de jouer.
Certains disent que la solution idéale serait de remplacer Colin Campbell par un comité indépendant formé d'anciens joueurs. Ainsi, ils auraient plus à coeur la sécurité des joueurs. Reste à voir ce que fera la Ligue nationale dans les prochaines années.
vendredi 5 décembre 2008
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